graph juillet

Si le mois de juin 2002 a connu un temps contrasté, on peut dire que le mois de juillet n'a pas comblé nos attentes en ce qui concerne la température des après-midi et l'ensoleillement.

Avec une moyenne de 15,3°, Les températures minimales ne sont pas plus élevées qu'au mois précédent ; par 3 fois, elles sont descendues aux alentours de 10°. Le cap des 20° a tout de même été atteint et dépassé le 22 avec 22° et le 23 avec 20,5°.
La moyenne des maximales : 26,1°, a seulement progressé de 1° par rapport au mois de juin ; la deuxième moitié du mois a heureusement été plus chaude avec 7 jours de canicule ( température >31° ), ce qui n'est pas franchement mieux qu'en juin.

Le vent d'ouest a dominé sans trop de violence et le vent d'autan n' a soufflé qu'un seul jour ; de ce fait, l'effet desséchant a été limité.

Les 12 jours de pluie ont apporté 69,5 mm d'eau, ce qui n'est pas négligeable.

Les moissons qui avaient démarré fin juin, se sont poursuivies pendant les 5 premiers jours de juillet dans des conditions idéales. En raison de la pluie, elles ont dû être interrompues et ensuite terminées tant bien que mal, à la faveur des éclaircies ; les grains récoltés alors, étaient plus chargés d'humidité que ceux du début du mois et de moins bonne qualité, notamment pour le blé dur.

Les besoins en arrosage ont évidemment été limités en raison des pluies répétées bénéfiques aux cultures en pleine période de végétation comme le maïs, le tournesol ou le soja.

En ce qui concerne les productions fruitières, l'humidité a favorisé l'apparition de maladies et la prolifération de parasites.
En dehors de l'inévitable cloque du pêcher, de l'oïdium, du mildiou de la vigne, des pommes de terre ou des tomates, bien d'autres maladies sont venues attaquer les pruniers, les pommiers, etc. Leur production s'en est, évidemment ressentie.
A titre d'anecdote, un prunier situé chez un de mes voisins a perdu la totalité de ses feuilles en avril-mai, malgré l'application de traitements. Iil fut alors considéré comme perdu mais, fin juin des nouvelles pousses sont apparues à la base des branches charpentières ; actuellement, il a repris son aspect normal si l'on ne tient pas compte des anciennes branches mortes.

Au chapitre des petites consolations, signalons une ou deux timides poussées de champignons dans les bois; les quelques cèpes qui se sont aventurés à l'air libre n'ont pas eu le temps de jouir du paysage environnant en raison des patrouilles incessantes des chercheurs affamés.
Au jardin d'agrément, les pelouses sont toujours bien vertes à la fin juillet, contrairement à la plupart des années précédentes mais les tondeuses sont davantage sollicitées.

Voyons maintenant ce que ce mois a de singulier par rapport aux autres mois de juillet des années précédentes.

Moyenne du mois en °C pluviométrie en mm
juillet 2002
20,7
69,5
juillet 2001
21,2
53
juillet 2000
20,8
67
juillet 1999
23,1
58
juillet 1998 21,1 33

Enfin, quelques mois de juillet remarquables depuis 1979 ; seules les valeurs extrêmes y figurent.

Année
Moyenne minimales
temp la plus basse
moyenne maxi
nbre jours >30°
temp la plus haute
moy mois
pluie en mm
1996
           
99
1994
0,5
1983
31,4
18
39
24,2
1981
3
1979
11,6
6,5
18,7
Moyenne des mois de juillet depuis 1979 : 21,7°
Ce mois de juillet 2002 a donc été relativement frais avec ses 20,7° de moyenne ; cette impression de fraîcheur a été sensible surtout dans les 18 premiers jours.
Les épisodes pluvieux répétés sont venus perturber les moissons et gâcher le séjour des vacanciers mais c'est surtout le faible nombre de jours de franc soleil qui a donné souvent l'impression d'être en automne.
La quantité d'eau enregistrée se situe au dessus de la moyenne depuis 1979 qui est de 50 mm. ; il donc faut se consoler en se disant que les végétaux en ont profité, les risques de stress hydriques qu'ils ont couru se sont limités aux 7 jours de canicule.