logo
graph juin 2005
Les jours de soleil sont repérés par des étoiles jaunes : grande taille = toute la journée; petite taille = moitié de la journée; taille moyenne = 3/4 de la journée
Le vent est repéré par sa direction ; a = autan (sud-est); w = ouest ; n = nord ; e = est - le soulignement correspond à un vent particulièrement fort
Les jours de pluie sont repérés par des flèches vertes au-dessous desquelles figure la quantité d'eau tombée en mm.

Avec le mois de juin 2005, les températures ont grimpé, surtout à l'occasion de la vague de chaleur en fin de mois et la sécheresse s'est aggravée considérablement.

Avant toute chose, comparons ce mois aux autres mois de juin des années passées depuis 1979, dans notre région.

moyenne des minimales
temp la plus basse
moyenne des maximales
temp le plus haute
t.moyenne du mois
pluviométrie
juin 2005
16,23°
7,5°
28,75°
36°
22,49°
20,5 mm
moyenne des 25 dernières années
13,71°
8,02°
24,91 °
32,89°
19,41°
61,07 mm

Nous voyons donc qu'il s'agit d'un mois chaud et sec.

Les minimales sont en hausse de près de 5° par rapport à celles du mois précédent.
Elles ont même égalé ou dépassé les 20° pendant 10 jours.
Les valeurs extrêmes ont été 7,5°et 22°.
Les maximales sont aussi en hausse d'environ 5,5° par rapport à celles de mai.
Elles ont dépassé les 30° pendant 11 jours, ce qui constitue un record, du moins depuis 1979 ; en 2003, année de canicule, il 'y en avait eu 3 jours de moins.
Les valeurs extrêmes sont 21° et 36°.
Le soleil a été presque constamment présent, pas forcément toute la journée ; il n'est resté caché que 4 jours seulement.
Le vent a soufflé de façon notable pendant 16 jours..
Les précipitations n'ont apporté que 20,5 mm d'eau en 7 jours ; l'essentiel étant tombé le 13 avec 14;5 mm.
Cette quantité représente à peu près le tiers de la normale.

A la campagne, l'herbe a grillé sous la chaleur et le manque d'eau a retenti sur les cultures : les céréales en cours de moisson n'ont pas donné les rendements attendus.
Le pieds de maïs non arrosés ont ont aspect lamentable, il en est même pour le tournesol dont les capitules s'annoncent bien réduits.
En bref, sans arrosage, point d'espoir de récolte mais tout le monde n'en dispose pas et les réserves en eau n'ont pas de quoi rendre optimiste.
Nous ne faisons pas encore partie des 38 départements où des restrictions ont été décidées et, à plus forte raison dans le cas des Espagnols et des Portugais qui doivent faire face à une sécheresse historique.
Au jardin, la corvée d'arrosage est devenue également indispensable.

Voyons maintenant ce que ce mois a de singulier par rapport aux autres mois de juin des années précédentes
depuis 1979 ; seules les valeurs extrêmes figurent dans le tableau ci-dessous .

Année
Moyenne des minimales en °
temp la plus basse en °
nbre jours où mini = ou >20°
moyenne des maxi en °
nbre jours où maxi = ou> 30°
temp la plus haute en °
moy mois
en
°
pluviométrie en mm
2005
11
2004
5
2003
18,2
13,5
29,9
15
38
24,1
1992
12,5
8,5
0 (1)
19,8
0(2)
15,9
222,5
1979
0
0
28,5

1 )comme toutes les années depuis 1979 sauf 1989, 1990, 2002 et 2003; (2) comme en 1985 et 1986.

Pour mieux apprécier cette situation de déficit en eau, il faut considérer les quantités tombées depuis le début de l'année
- quantité totale apportée au cours des 3 premiers mois de 2005 (hiver) : 98 mm, alors que la moyenne est 181,8 mm
- quantité totale tombée à la fin juin 2005 : 266,5 mm ,alors que la moyenne est 414,35 mm.

Nous nous retrouvons donc avec presque 2 fois moins d'eau que d'habitude à l'entrée d'un été qu'il faut espérer pas trop caniculaire.
De toute manière, il va être temps, dans l'avenir, de modifier certaines habitudes qui risquent de faire baisser dangereusement le niveau des réserves en eau , élément vital par excellence.


Juin 2005 a donc été un mois chaud , il n'est dépassé
depuis 1979, que par juin 2003, année où il était tombé 374 mm d'eau depuis le 1er janvier alors qu'à la fin juin 2005, nous n'avons n'en avons eu que 266.5 mm.