Le chêne pédonculé, quercus robur ou quercus pedonculata, est un bel arbre à feuilles caduques qui peut dépasser 30 m de mètres de haut avec un port majestueux étalé ; il pousse un peu partout, en sol suffisamment humide, drainé, plutôt basique et assez ensoleillé. Sa longévité avoisine parfois du millénaire
Il appartient à la famille des
fagacées.

Son tronc
d'où partent souvent d'assez bas, des grosses branches généralement tortueuses, est couvert d'une écorce sillonnée de longues crevasses longitudinales reliées par des crevasses transversales moins nombreuses et moins profondes. La cime est formée de branches espacées permettant la pénétration de la lumière.

Ses feuilles
glabres et mates, d'un vert assez sombre, ont un pétiole court. Leur bordure ondulée présente 2 oreillettes de part et d'autre du pétiole. Elles sont majoritairement groupées vers l'extrémité des rameaux.
Certains insectes induisent sur leur limbe la formation de galles, parfois grosses et sphériques, appelées noix de galle ; elles abritent et nourrissent la larve.

La floraison
se fait en mai sous forme de longs chatons jaune-verdâtre pour les fleurs mâles ; les fleurs femelles minuscules sont disposées sur un long pédoncule qui peut en porter jusqu'à 5.

Les fruits
sont des glands dont la base est fixée à une cupule à écailles pratiquement glabres.

Ce chêne est un arbre à la fois décoratif
, dont l'aspect change au fil des saisons et précieux à de nombreux titres : source d'alimentation pour les animaux, très bon combustible et excellent bois de construction ainsi que d'ébénisterie, etc..

Il forme de belles forêts au sous-bois riche en végétaux variées parmi lesquels les bolets sont les plus recherchés.

Il est également chargé de symbolisme
, associé à des croyances et légendes ; cet arbre considéré comme noble est le symbole de la majesté.

Son écorce riche en tanins est utilisée ainsi que les noix de galle pour leurs propriétés astringentes, antiseptiques et hémostatiques.

Des hybrides d'espèces voisines
de quercus ( voir quercus pubescens) se forment naturellement, ce qui rend la détermination difficile.






Ci-dessus, les deux oreillettes basales d'une feuille

Plantes d'octobre 2010
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