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Rappel du principe des relevés météo : chaque jour sont notées - la température minimale, en général de la nuit - la température maximale, en général de l'après-midi précédente - la pluviométrie depuis le relevé précédent - les informations concernant le vent ou l'ensoleillement depuis le précédent relevé.
A une date donnée, on lit donc les informations concernant les journées et nuit précédentes.


Les jours de soleil sont repérés par des étoiles jaunes : grande taille = toute la journée; petite taille = moitié de la journée; taille moyenne = 3/4 de la journée
Le vent est repéré par sa direction ; a = autan (sud-est); w = ouest ; n = nord ; e = est - le soulignement correspond à un vent particulièrement fort
Les jours de pluie sont repérés par des flèches vertes au-dessous desquelles figure la quantité d'eau tombée en mm.


Février 2004 a été un mois où les sols, détrempés par les pluies abondantes de janvier, ont pu retrouver leur consistance normale ; les températures ont été de niveau globalement conforme à la moyenne.

Comparons tout d'abord ce mois, aux autres mois de février des années passées depuis 1979, dans notre région.

moyenne des minimales
nbre de jours de gelée
moyenne des maximales
nbre de jours où maxi>15°
t.moyenne du mois
pluviométrie
février 2004
1,1°
8
12,3°
7
6,7 °
19 mm
moyenne des 25 dernières années
2,3°
10,2
11,3 °
5,2
6,8°
63,5 mm

Nous voyons donc que seule la pluviométrie est en dehors de la norme en raison de sa faible valeur.

Les minimales sont en baisse de 2,8° par rapport à celles de janvier.
Cela est dû à deux périodes plus froides survenues en deuxième et quatrième semaine ; les gelées y ont été assez nombreuses mais, heureusement pas trop sévères..
Les valeurs ont oscillé entre -3,5° et 7°.

Les maximales, par contre, sont en hausse d'environ 2 ° sur celles du mois précédent.
Au cours des deux premières semaines, elles se sont maintenues à un bon niveau voisin de 15° avec un pic à 18,5° , mais par la suite, contrairement à ce que l'on aurait pu attendre, elles ont chuté pendant les deux dernières semaines avec 2 journées à 5,5°.

Le soleil a été bien présent jusqu'en milieu de mois en raison de la présence d'un anticyclone sur la France.
Par la suite, l'effondrement et la migration de cet anticyclone vers le sud-ouest, ont provoqué la descente d'air polaire chargé de nuages.
Il y a eu seulement 9 journées de plein soleil.

Le vent n'a pas beaucoup soufflé ce mois-ci.

Les précipitations, bien que réparties sur 11 jours, n'ont apporté qu'une très modeste quantité d'eau : 19 mm ; il n'est évidemment pas question de parler de déficit en raison des 176 mm du mois précédent.
Comme en janvier, la neige a fait son apparition, sous forme de quelques flocons dans la journée du 19, mais surtout d'une couche uniforme de 5 cm, au matin du 28. Elle a fondu dans la journée pour être remplacée par une nouvelle couche aussi épaisse au matin du 29, la température basse de la journée et la présence sporadique du soleil n'ont pas réussi à la faire disparaître complètement.

En cette fin de mois, la nature semble avoir régressé, les gelées et la neige ont calmé les ardeurs des quelques plantes déjà en fleurs, en leur occasionnant des dégâts ou, au mieux, en bloquant leur développement. C'est notamment le cas des frênes dont les fleurs ont gelé.
En ce qui concerne les fruitiers, les amandiers terminent leur floraison, et dans quelles conditions ! Il ne faudra pas trop compter sur leurs fruits cette année ; il en est de même pour certains abricotiers, pêchers ou pruniers.
Des plantes décoratives se font remarquer :les cognassiers du japon, le jasmin d'hiver, les mimosas, les bergenias, les crocus, les narcisses (au jardin ou dans les bois), les violettes, etc.
Au niveau agriculture, c'est la période des traitements des céréales en période de poussée sous forme d'engrais et de désherbants. Des semis ont aussi été effectués comme ceux de l'orge de printemps ou du pois.
Pour l'arboriculture, ce coup de froid aura un effet bénéfique sur les fruitiers qui fleurissent plus tard en retardant leur développement, les mettant ainsi à l'abri des gelées tardives.

Voyons maintenant ce que ce mois a de singulier par rapport aux autres mois de février des années précédentes depuis 1979 ; seules les valeurs extrêmes figurent dans le tableau ci-dessous .

Année
Moyenne des minimales en °
temp la plus basse en °
nbre jours de
gel : 0° ou <0°
moyenne des maxi en °
nbre jours >15°
temp la plus haute en °
moy mois
en
°
pluviométrie en mm
2002
- 0,5
1998
15
1990
6,36
16,2
18
23,5
11,38
122
1986
- 0,7
6,8
0 (1)
14,5
3,05
1983
- 9
1982
1
1981
   
17
       
(1) : comme en 2003, 1999, 1984 et 1982

En résumé, ce mois de février 2004 a donc été un mois d'hiver classique en ce qui concerne les moyennes de température. Par contre, la répartition de ces températures l'est un peu moins puisque les plus basses se situent en fin de mois, occasionnant des dégâts aux plantes en pleine floraison.
La pluviométrie faible a été la bien venue, elle a permis aux sols gorgés d'eau d'évacuer l'excédent.

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Plantes et météo