Les espèces annuelles sont en général
plus parfumées et résistent bien à la sécheresse,
leur floraison dure tout l'été ; citons par exemple
:
- l. sulphureus aux fleurs
jaunes puis orangées
- l. tricolor aux fleurs
blanches puis violet-marron
- l. hirsutus aux fleurs
bleu azur.
Pour certaines espèces, il existe plusieurs variétés
intéressantes.
Le
lupin, en particulier le l. albus
est une plante médicinale qui sert, entre autres,
à traiter la peau.
En
dehors de ces propriétés fort intéressantes,
le lupin cache encore bien des trésors :
1
- c'est une plante précieuse en agriculture car,
comme les autres légumineuses, les bactéries hébergées
par ses racines fixent l'azote de l'air pour en faire des éléments
fertilisants azotés : cette plante constitue donc un
engrais vert qui permet l'économie d'engrais chimique
azoté.
Le lupin est même capable de pousser dans des sols acides,
sableux, où d'autres cultures périraient.
Remarque
: les racines ne se contentent pas de fixer l'azote atmosphérique,
elles retiennent les pesticides excédentaires et autres
polluants ; d'ailleurs, les alentours de Tchernobyl ont été
" enlupinés " afin de se gaver de substances
radio-actives.
2
- ses graines sont doublement précieuses car elles ont
une teneur en protéines supérieure à
celle de tous les protéagineux cultivés (40% pour
le lupin contre 30% pour le soja) et elles permettent de produire
une huile d'excellente qualité.
Alors
pourquoi ne le cultive-t-on pas à grande échelle?
Tout
d'abord à cause d'un problème d'amertume
: certaines espèces de lupins cultivés contiennent
un alcaloïde amer qui rend le goût des graines
très désagréable et peut provoquer
des effets toxiques. La solution consiste à utiliser
des espèces non amères (lupin jaune doux,
par exemple) ; un inconvénient subsiste, le rendement
de cette espèce est faible.
Une autre solution bien plus satisfaisante, a été
rapidement trouvée : cultiver une espèce amère
et productive, ensuite faire subir un traitement simple
de désamérisation aux graines, ce qui les
rend ainsi comestibles.
En prime, les substances provenant de la désamérisation
ont des propriétés fertilisantes et phytosanitaires.
Cet
obstacle de l'amertume étant levé depuis de nombreuses
années, la culture du lupin en France ne démarre
toujours pas contrairement à l'Australie ou aux Pays
de l'Est par exemple. La raison en est bien simple : nous sommes
sous la domination économique du lobby du soja,
imposé par les américains après la dernière
guerre mondiale, plante qui est, depuis, manipulée génétiquement.
Quel
gâchis de laisser en sommeil la culture d'une plante qui
permettrait de mettre en valeur des sols pauvres, d'économiser
des apports chimiques tout en fertilisant le sol et de produire
des protéines et de l'huile en quantité et qualité
élevées.!
Le
lupin bleu (lupinus angustifolius)