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le mûrier blanc

fleurs
fruits

Le mûrier blanc ou morus alba est un arbre originaire de Chine et cultivé depuis plus de 5000 ans ; il appartient à la famille des moracées.

Il atteint une quinzaine de mètres de haut lorsqu'on le laisse pousser librement.
Sa couronne devient généralement arrondie avec des branches peu denses et cassantes. La sève est laiteuse, comme caoutchouteuse.
Son tronc dont l'écorce est grisâtre, parfois rosâtre, peut devenir très gros, jusqu'à 2 m de circonférence.
Dans nos régions, les mûriers, généralement plantés en alignement le long de routes ou de chemins, subissent régulièrement une taille ou un élagage souvent sévères ; de ce fait leur forme devient arrondie en raison des nombreuses pousses vigoureuses qui se forment. Si, de surcroît, les branches sont régulièrement coupées bas, le tronc prend ne allure bosselée et torturée.
Les feuilles caduques, de 6 à 12 cm de long, et parfois lobées, sont d'un vert brillant très franc. Elles ont une forme générale ovale avec une bordure dentée. A l'automne, elles prennent de belles couleurs dorées.

En mai, deux sortes de fleurs apparaissent ; elles ressemblent à des chatons.
Les chatons mâles, les plus longs, atteignent 2 à 3 cm, ils sont constitués uniquement d'étamines (voir photo de gauche).
Les fruits, qui proviennent du développement des chatons femelles, ressemblent aux mûres de la ronce, ils peuvent être blanchâtres, rosâtres ou rougeâtres. Ils sont comestibles mais assez fades.
Il existe un mûrier noir ( morus nigra), dont les fruits, rouge foncé à violet profond, sont bien meilleurs ; leur goût est à la fois sucré et acidulé. Ceux du mûrier rouge (morus rubra), américain, sont encore meilleurs.

Le mûrier blanc est un arbre rustique qui apprécie une situation ensoleillée, un sol riche, profond et même calcaire ; on le multiplie par semis ou greffage pour la variété pleureuse ( pendula).

On plante couramment pour faire de l'ombrage, le morus kagayamae ou mûrier à feuilles de platane.

Le mûrier blanc a très longtemps été cultivé pour l'élevage des vers à soie qui consomment ses feuilles ; l'invention des textiles artificiels a fait disparaître cette pratique dans notre pays.
Cet arbre a des vertus médicinales diurétiques, expectorantes et régulatrices de la pression sanguine ; il abaisserait même la glycémie.

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