Le
séneçon commun,
séneçon
vulgaire,
ou
senecio vulgaris
est une de nos mauvaises herbes annuelles les plus répandues
; en automne et en hiver, il continue à pousser et fleurir,
alors que la majorité des autres plantes sont en sommeil.
Il appartient à la famille des composées
ou
astéracées.
Il
forme une touffe vaguement arrondie qui peut atteindre 20 à
40 cm de haut. Ses tiges plus ou moins ramifiées sont
cannelées, verdâtres ou rougeâtres et une fine
pilosité les recouvre le plus souvent.
Les feuilles, glabres ou pubescentes, d'une couleur vert brillant,
sont épaisses et présentent une découpure pennée
; suivant leur position sur la tige, elles sont embrassantes ou munies
d'un court pétiole. Leur bordure présente une denture
espacée et peu prononcée.
La floraison
dure longtemps mais ne présente pas d'intérêt
décoratif en raison de la petite taille et de la couleur des
fleurs.
Les capitules sont groupés
en une grappe terminale, ils sont d'abord dressés mais certains
se penchent ensuite. Leur involucre cylindrique
est formé de bractées
étroites et terminées par une pointe noire, il est doublé
par une deuxième série de bractées beaucoup plus
courtes, également à pointes noires.
Les fleurs jaunes, tubulaires et sans
ligules débordent peu de l'involucre.
Les
fruits sont
des akènes brunâtres
et allongés, munis d'une aigrette blanche et disposés
comme ceux du pissenlit. L'aspect de ces capitules de fruits plumeux
et blancs est à l'origine du nom de cette plante car en latin,
senex signifie vieillard (ici c'est la chevelure du vieillard qui
est évoquée).
Ce
séneçon se reproduit tellement bien par semis,
qu'au cours d'une année, 3 générations se succèdent
et la plante est peu dérangée par le froid ; c'est donc
une mauvaise herbe préoccupante.
Elle prolifère dans les sols plutôt riches, les endroits
cultivés sont les plus envahis et elle s'adapte particulièrement
bien à la présence d'herbicides.
A tel point que l'on envisage, pour limiter son invasion, d'utiliser
un champignon microscopique de la famille des rouilles qui ne s'attaque
qu'au séneçon. Encore faut-il inoculer ce parasite au
bon moment en quantité suffisante.
Ce
séneçon possède des vertus médicinales
qui ne sont presque plus exploitées, il est émollient
et rafraîchissant mais contient des alcaloïdes légèrement
toxiques. On l'utilisait autrefois pour soigner l'épilepsie,
les rhumatismes, les hémorroïdes ou les furoncles.
Le feuillage est parfois donné à manger aux lapins et
les graines aux oiseaux d'élevage.
Il
existe environ 2000 espèces de senecio parmi lesquelles
on trouve :
- s. paludosus ou séneçon
des marais, grande plante laineuse aux capitules jaune vif de mai
à juillet
- s. jacobarea ou séneçon
Jacobée, grande plante aux nombreux capitules jaunes, de juin
à novembre.