La
consoude tubéreuse ou symphytum
tuberosum est une plante vivace qui pousse
dans les lieux humides et ombragés du Midi de la France,
elle appartient à la famille des borraginacées.
Sa
taille est relativement modeste par rapport à celle
des autres consoudes ; elle ne dépasse guère
40 cm.
La souche assez grêle est renflée par
endroits en tubercules
arrondis.
La tige dressée est couverte de poils et se
ramifie peu.
Les feuilles ont un contact rugueux en raison de leur
courte et raide pilosité. Elles sont allongées
et leur pétiole ailé se prolonge le long de
la tige.
De
mars à juin, les fleurs tubulaires s'épanouissent,
elles sont groupées en inflorescence de type cyme.
Le calice est profondément divisé en 5 dents,
la corolle, de 15 à 20 mm de long, est toujours blanc-jaunâtre,
l'extrémité en cloche porte 5 petits lobes triangulaires
retournés.
L'intérieur, très visité par les bourdons,
porte 5 écailles triangulaires ; les anthères
des étamines sont de couleur orangé et le pistil
se termine par un long style qui dépasse de la corolle.
Les
fruits sont de forme vaguement arrondie et leur surface
porte de fines granulations.
Cette
plante a un intérêt décoratif limité
en raison de la taille et surtout de la couleur peu voyante
de ses fleurs ; de plus elle a tendance à envahir
facilement.
Il existe une vingtaine d'espèces de consoude
et des hybrides dont un, le consoude de Russie est cultivé
comme engrais vert.
Toutes les consoudes sont comestibles ; on utilise
principalement les feuilles mais il ne faut pas en consommer
de façon régulière car la plante
contient un alcaloïde qui s'attaque au foie.
Les racines sont à éviter car ce produit
y est plus concentré.
La consoude doit son nom ( aussi bien symphytum que
consoude) à sa réputation de consolider les
os fracturés ; l'espèce officinale est particulièrement
riche en minéraux et en substance qui stimule le
renouvellement des tissus lésés (os, muscles,
peau).